Carlsen garde son titre

La logique des classements Elo a été respectée, et Karjakin n'a pas pu rééditer dans les parties rapides la neutralisation de Carlsen. Prenant du retard dans chaque ouverture, il arrache une belle nulle dans une finale ou sa tour lutte contre deux fous dans la deuxième partie, mais s'incline dans la suivante avec un mauvais fou. Condamné à gagner avec les noirs dans la quatrième, il hasarde (enfin ! ) une sicilienne mais Magnus conclue brillamment par un sacrifice de dame qui assure le mat.

Ce championnat risque de précipiter la tendance à réduire les cadences de jeu, le spectacle s'avérant souvent plus intéressant pour le public dans les rapides que dans les parties lentes, grâce au suspense...L'intérêt des organisateurs va dans le même sens : diminuer les frais en même temps que la durée des tournois.

 Le 01 décembre, Jean-Pierre

 

Un championnat décévant

 

Le championnat du monde d'échecs s'achève sur une nulle de salon, une décevante première dans l'histoire du jeu, et le titre se jouera en rapide ou en blitz si cela ne suffit pas, une aberration puisque des championnats du monde de rapide et de blitz sont organisés en événements à part! On incrimine généralement la courte durée (12 parties) qui incite les joueurs à ne pas prendre de risques, on pourrait aussi souligner l'immaturité de deux jeunes joueurs qui dévalorisent par leur comportement l'idée de championnat du monde.

Comme solution d'avenir, Yasser Seirawan, qui fut un des meilleurs joueurs du monde avant de s'éloigner prématurément de la compétition, propose que le titre se joue en treize parties lentes avec la décision "Armaggedon": en cas d'égalité totale, le vainqueur est le détenteur des noirs dans la dernière partie.

En attendant, pour se consoler, on peut revoir le match Spassky -Fischer de 1972 ou les grandioses espagnoles entre Kasparov et Karpov...

Le 29 novembre,

Jean-Pierre




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